Emprunts immobiliers à taux révisable

Même si, par abus de langage, taux variable et taux révisable sont confondus, la différence existe.

Un taux variable suit la variation du taux de référence alors que le taux révisable est réajusté périodiquement en fonction de l’évolution de l'indice sur lequel il est indexé.

L’indice de référence généralement utilisé par les banques françaises est l’Euribor (euro interbank offered rate). Il représente le taux que s’appliquent les banques européennes entre elles lorsqu’elles se prêtent de l’argent.

L’Euribor se décline en cinq versions : 1 mois, 3 mois, 6 mois, 9 mois et 1 an. À l’indice de référence choisi, la banque applique une marge bénéficiaire fixe.

La périodicité de révision du taux peut être trimestrielle, annuelle, ou quinquennale. Une période durant laquelle le taux est fixe peut également être prévue au contrat de prêt.

Les modalités d'indexation doivent être écrites dans l'offre de prêt : indice de référence, marge sur l'indice de référence, périodicité de révision, sécurité éventuelle, tableau d'amortissement prévisionnel

La majorité des prêts à taux variables inclut un mécanisme qui préserve l'emprunteur en cas de forte hausse des taux.

Le cap de taux

Les prêts immobiliers à taux capés limitent l’évolution du taux d'intérêt quand bien même l’indice de référence et la marge de l’établissement évolueraient de façon plus forte. Le « cap » constitue un taux plafond et/ou un taux plancher en cas de baisse des taux (dans ce cas, c'est le prêteur qui se préserve).

Plafonnement des mensualités

Un autre mécanisme, applicable aux prêts non capés, permet de limiter les conséquences d'une hausse de taux sur le budget de l'emprunteur : les échéances de remboursement sont plafonnées et la durée du crédit est allongée. Evidemment, cette formule augmente le côut du crédit.

Enfin, à noter que la majorité des contrats de prêts à taux variable comportent des possibilités de moduler les échéances et une option de passage à taux fixe.